Cadrer chaque collecte de données numériques

Près d’un millier de DPO, délégués à la protection des données, sont attendus lors de la 20e édition de l’Université des DPO, le rendez-vous annuel de l’AFCDP (Association Française des Correspondants à la Protection des Données à Caractère Personnel) prévu les 5 et 6 février 2026, à La Maison de la Chimie à Paris.

Président du nouveau Conseil d’administration de l’AFCDP depuis juin 2025, Philippe Salaün rappelle que chaque DPO « veille à ce que les informations personnelles de chacun ne finissent pas en tourisme numérique sauvage ».

Selon lui, le rôle du DPO au sein de l’entreprise consiste à « conseiller, alerter, parfois contrarier, pour garantir le respect des droits des personnes et la conformité au RGPD, tout en permettant à l’activité de fonctionner. »

Gare aux collectes sauvages

Le DPO a une mission de conseil. Charge à lui d’expliquer aux responsables de services et aux salariés que « collecter tout, au cas où » n’est pas une stratégie, mais un excellent moyen de voir cette collecte disproportionnée sanctionnée par la CNIL et de réduire la confiance des clients.

La protection des données, placée au service de la confiance et de l’innovation, peut constituer un réel avantage concurrentiel sur le long terme. Encore faut-il se poser quelques questions avant de lancer un formulaire, un traitement, un site Web, un assistant IA, ou un chatbot collectant les données d’internautes.

Auteur de l’article : la Rédaction

Journaliste et fondateur de l'agence éditoriale PulsEdit, Olivier Bouzereau coordonne la communauté open source OW2, conçoit des services et contenus en ligne, des conférences et formations pour les professionnels du numérique, des médias et de la santé. Profil LinkedIn.