Cyber-résilience au CHU de Nice

Il orchestre la résilience des systèmes d’information de 13 établissements de santé du département des Alpes-Maritimes.

Xavier Stoppini révise les processus d’authentification et de gestion d’identités numériques, actionne tous les leviers de mise en conformité et mutualise les efforts au sein du Groupement Hopitalier de Territoire du 06.

Acquérir et partager de bons réflexes

Pour le RSSI du CHU de Nice, réduire les risques de fuite de données patients passe toujours par une bonne hygiène IT propagée auprès des équipes de soignants, de l’administration et de l’exploitation des systèmes.

Des usages quotidiens aux bons réflexes à adopter en cas de crise, la confiance doit s’étendre au-delà des équipes internes, à tous les acteurs numériques impliqués, hébergeurs de services comme d’IA et à leurs infrastructures.

Le CHU de Nice a passé la certification HDS (hébergeur de données de santé) et contrôle ses prestataires afin qu’ils disposent également de cette certification. La supervision des services passe par plusieurs SOC externalisés auprès de centrales d’achat.

Les efforts coordonnés du GHT 06 (Groupement Hopitalier de Territoire) s’inscrivent dans un cadre national, notamment via HospiConnect pour améliorer la gestion des identités et accès numériques ou dans une perspective d’harmonisation européenne via les programmes CaRE (Cybersécurité accélération et Résilience des Etablissements) de l’ANS. Ils conduiront progressivement les établissements de santé du département à adopter le référentiel d’exigences ReCyF (Référentiel Cyber France) de l’ANSSI.

« Il faut un niveau suffisant de sécurité pour pouvoir partager des données personnelles de patients, » souligne Xavier Stoppini, RSSI du CHU de Nice

Cyber-résilience au CHU de Nice

Lire l’interview de Xavier Stoppini accordée lors de l’événement CIP Méditerranée du 18 juin 2026 pour en savoir plus.

Tendance : l’économie souterraine des données de santé poursuit son essor

Un marché noir s’est structuré autour des données de santé. Il repose sur un écosystème interconnecté, confirme une étude récente de Trend Micro. Ce marché réunit courtiers d’accès, groupes de ransomwares, vendeurs d’identifiants et spécialistes de la fraude pour monétiser les données patients à grande échelle. Les données de santé restent recherchées car, contrairement à celles des cartes bancaires, elles sont rarement annulées. Cette pérennité en fait des cibles de choix.
Les ventes liées aux ransomwares représentent plus d’un tiers (36%) de l’activité observée sur les places de marché clandestines, les attaquants combinant de plus en plus chiffrement, vol de données et extorsion. L’étude alerte sur le risque de compromission de la chaîne d’approvisionnement incluant les éditeurs de logiciels de santé et les plateformes médicales, une seule faille pouvant exposer des centaines d’établissements simultanément.

Auteur de l’article : la Rédaction

Journaliste et fondateur de l'agence éditoriale PulsEdit, Olivier Bouzereau coordonne la communauté open source OW2, conçoit des services et contenus en ligne, des conférences et formations pour les professionnels du numérique, des médias et de la santé. Profil LinkedIn.