Ogo Security protège services web et API

Olivier Arous, fondateur et CEO d’Ogo Security, présente son offre de protection de sites, applications web et API fondée sur l’analyse comportementale et l’IA plutôt que sur des règles statiques.

« Je pense que les attaques par IA vont être de plus en plus rapides. On ne peut plus se défendre à l’aide d’un système à base de règles de sécurité, lui très lent, » observe Olivier Arous.

Le fondateur et dirigeant de la société Ogo Security, créée en 2018, revendique 250 clients, un déploiement en France, en Allemagne et en Belgique. « Notre système expert apprend à reconnaître les attaques. Il est complété par des algorithmes d’analyse comportementale, » explique-t-il.

Le filtrage applicatif évalue le comportement d’une adresse IP, d’un utilisateur ou d’un bot au regard du contexte de l’application protégée, afin de limiter les faux positifs. Il fonctionne en mode SaaS, hébergée sur des plateformes cloud certifiées, procède à une bascule de serveurs DNS pour filtrer les flux web.

En coulisse, une équipe CTI (cyber threat intelligence) surveille les attaques et alimente le moteur en continu, permettant une protection rapide et mutualisée entre les clients. Les requêtes sont traitées « en moins de 3 millisecondes contre 50 pour les solutions concurrentes. »

Virtual patching mutualisé

Le virtual patching fournit une méthode visant à protéger contre les nouvelles failles systèmes qui apparaissent quotidiennement. Dès qu’une vulnérabilité ou exposition courante est publiée, l’IA bloque les comportements suspects, puis l’équipe ajoute aussitôt un correctif pour accélérer la parade fournie aux abonnés.

Parmi les segments de marché friands de ce procédé, la grande distribution et les mairies arrivent en tête, notamment pour bloquer le scrapping multi-IP, ce moissonnage de données web mené à partir de plusieurs relais distants. La motivation récurrente des abonnés Ogo est que l’équipe IT interne, lorsqu’elle existe encore, n’a pas le temps de configurer ni de mettre à jour un pare-feu dédié aux services web et à la protection des API.

L’approche est dite souveraine car elle retient un réseau de diffusion de contenus distribués (CDN) composé de 200 points de présence actuellement. Un nouveau client international pourra conserver ses données dans son propre pays, dès qu’un partenaire de proximité aura hébergé la solution sur son infrastructure.

Côté business, la feuille de route actuelle de l’éditeur privilégie justement cette expansion internationale, via les prestataires cloud offrant des services de sécurité managés. Ogo Security cherche progressivement à détecter et à contrer de nouvelles attaques émergentes, à présent amplifiées par des modèles linguistiques instruits pour cibler les sites web insuffisamment protégés.

Pour en savoir plus, lire l’interview d’Olivier Arous, recueillie sur le salon LA’26 de Monaco.

Auteur de l’article : la Rédaction

Journaliste et fondateur de l'agence éditoriale PulsEdit, Olivier Bouzereau pilote la rédaction de DCloudNews. Il coordonne la communauté open source OW2, conçoit des services et contenus en ligne, des conférences et formations pour les professionnels du numérique, des médias et de la santé. Profil LinkedIn.